19 août 2008
Excuse-moi de te demander pardon...*
Divers événements de ma vie me font m'interroger sur la capacité de l'être humain -et plus particulièrement du spécimen féminin- à pardonner...mais vraiment pardonner, dans les cas d'infidélité pour la plupart. Sommes-nous véritablement capables de donner l'absolution totale ou avons-nous une prédisposition génétique à la vengeance publique de préférence ou à l'humiliation de l'autre?
Prenez par exemple ce qui est arrivé à ma meilleure amie. Elle s'est fait virer comme une malpropre de la maison où elle passait des vacances idylliques au demeurant, par la maîtresse de maison, parce que le mari de cette dernière la complimentait un peu trop à son goût. Après analyse de la situation, nous en avons déduit qu'il y avait eu "entaille au contrat" et que le monsieur était ce que l'on appelle "en sursis". Toute personne normale se demande alors pourquoi cette femme a décidé de continuer avec son mari si ses faits et gestes sont perpétuellement soumis à la justice matrimoniale. Est-ce que c'est l'amour qui nous pousse à garder la source de notre douleur sous notre nez et à lui faire payer ses errances?
Objectivement, on devrait être capable d'avouer que pardonner est tout simplement au-dessus de nos forces et que la peine est trop grande. On devrait pouvoir mettre un terme à ce simulacre de relation qui en découle et qui est fatalement voué à l'échec, dans son état actuel.
Pourtant, il existe des cas qui m'ont prouvé qu'une fin heureuse est toujours possible. Plusieurs (bon, OK, 2 mais ça fait déjà plusieurs, non?) de mes connaissances ont réussi à, comme elles le disent elles-mêmes, mettre dans un coin de leur esprit les erreurs de leur moitié. Elles ont trouvé les ressources nécessaires pour restaurer la confiance bafouée et aller de l'avant pour construire un avenir qui, je dois bien l'admettre, est beaucoup plus radieux que celui qui m'attend. Mais cela n'a été possible qu'avec des efforts des deux parties et, essentiellement, le fait que les moitiés en question ont admis leurs fautes et exprimé le réel désir de poursuivre avec elles le chemin entamé.
Alors, tout n'est pas rose et elles admettent parfois être dépassées par des vagues de douleur qui ressurgissent d'un lointain passé mais ces "crises" sont vécues et surmontées à deux, parce que chacun a pu éclairer l'autre sur ses propres limites, ses propres faiblesses. Est-ce que cette humilité ne serait-elle pas finalement le ciment du couple?...
* : milles excuses pour mes titres foireux mais on peut pas avoir de l'inspiration pour tout, hein...
16:34 Publié dans Réflexions diverses et variées | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : amour, couple, infidélité, pardon, humilité
13 août 2008
Est-ce qu'on peut changer un mullet en cheval de course?*
En regardant mon émission préférée hier soir (d'ailleurs, puisqu'on en parle, ça me déçoit, que de potentiel gaché, je vous jure...ça va que c'est le dernier épisode la semaine prochaine), je me suis posé une question (je vous jure qu'elle m'est arrivée comme ça, d'un coup, toute seule) : Qu'est-ce qui empêche un homme de vous ouvrir son coeur alors qu'il pète à longueur de temps juste à coté de vous?? (pour ne pas dire sur vous...)
Sans déconner, on peut entrer dans l'intimité de quelqu'un au point qu'il laisse la porte des chiottes entrouverte quand il fait popo caca la grosse commission mais qu'il vous ferme à la gueule la petite lucarne qui mène jusqu'à son coeur! Je ne vous parle pas dans l'absolu (quoi que si, un peu quand même) mais parce que c'est un des bilans que je tire de mon expérience récente. Lors de récentes vacances, nous avons passé un WE dans un hôtel, charmant au demeurant, mais où, dans certaines chambres dont la nôtre, les WC/SdB n'étaient séparés de la "pièce à vivre" que par une mini porte de saloon (mais si, comme dans les westerns, ces portes qui n'occupent que la moitié de l'espace d'ouverture...alors faites-vous une idée de la taille d'une mini chose comme celle-là!). Je vous rassure, ça n'a duré qu'un WE, je n'en aurai pas supporté plus. Et ça ne l'a absolument pas empêché de s'adonner à la vidange de ses intestins alors que je bouquinais tranquillement, juste à côté...Vous me direz : ben t'avais qu'à sortir de la chambre, bécasse! (et sachez que je n'apprécie que moyennement ce langage)Mais c'est bien ce que j'ai fait, pensez bien que je n'allais pas m'infliguer ça AUSSI pendant les congés...Après tout, c'est les vacances pour tout le monde, non?!
Mais reprenez le même spécimen, quelques temps après cet odorant épisode, et demadez lui de vous faire vibrer dans un dernier élan d'espoir (ou de perte totale du peu de dignité qu'il vous reste, c'est selon...) alors que vous vous apprêtez à franchir LA porte, celle qui mène forcément à la séparation, il vous répond le regard vide : "Tu m'inquiètes"...ce qui n'a aucun rapport avec la choucroute, vous en conviendrez...
Je me demande si, vraiment, il est plus facile d'inviter la personne que vous aimez aux tréfonds de votre vie intestinale plutôt que de faire partager vos sentiments. La flatulence est-elle la nouvelle manière de dire à quelqu'un : "Sans toi, ma vie n'a plus de sens"??!! Imaginez un peu, s'il arrivait à s'exprimer clairement, ça donnerait quelque chose du genre : "Si tu pars, je retiens des pets gazs jusuq'à l'occlusion intestinale!"
Vous me direz, c'est toujours une façon de le dire...Mais ai-je le nez les épaules pour supporter un tel "souffle"?...
12:00 Publié dans Réflexions diverses et variées | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : amour, ile de la tentation
12 août 2008
Un Instant Volé...
La scène se passe sur le Parvis de La Défense, un midi comme un autre...
Elle avance doucement, un sourire imperceptible sur les lèvres. Elle est grande mais pas si jolie que ça, si ce n'est ce sourire particulier sur son visage. Le vent joue dans ses cheveux et les fait virevolter sur son visage. Elle s'assoie seule, sous un arbre et fixe avec impatience la porte tournante d'un immeuble de 25 étages, mais sans regarder sa montre. Elle sourit à nouveau parce qu'elle sait. L'ombre d'un jeune homme apparait derrière la porte ; elle se lève, avec toujours ce sourire sur les lèvres. On ne distingue pas nettement le jeune homme mais elle, elle sait que c'est lui. Il passe la porte, sourit à son tour ; elle ouvre les bras où il vient se blottir, aussi naturellement que si le seul but de sa vie avait été d'être là, serré contre elle, sur ce parvis balayé par le vent...Echange :
- Lui : Tu m'as manqué depuis ce matin
- Elle : J'ai cru que l'heure n'arriverait jamais...
Ils s'embrassent, tout doucement, sans la fougue qu'on pourrait imaginer après de tels propos mais avec cette force douce qui rend ce baiser si particulier, si différent de celui qu'ils ont échangés ce matin ou de celui qu'ils échangeront en ce quittant tout à l'heure...Ils s'aiment, ça se voit, même sans avoir entendu les deux petites phrases qu'ils ont prononcées...Ils partent ensemble, avec ce même sourire sur les lèvres...
Voilà la scène à laquelle j'ai assistée aujourd'hui...Comme quoi, un quartier d'affaires sordide peut être le lieu d'un échange d'amour véritable
12:01 Publié dans Réflexions diverses et variées | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : amour, couple, bonheur
24 janvier 2008
Le pire des risques, c'est de pas en prendre...
La vie ne vaut pas la peine d'être vécue si on ne prend pas un minimum de risques...
Je ne parle pas de choisir entre fromage ou dessert...Je ne parle pas non plus de décider si tu prends les stillettos en blanc ou en noir ou les deux...Non, je te parle de miser sur les gens...La vie est une immense partie de poker où ce que tu as à gagner, c'est des relations humaines...
Sans rire, et c'est pas parce que je pense de plus en plus à me recycler en crouprière de luxe que je te dis ça...Je me suis rendue compte que mes plus belles histoires (d'amour ou d'amitié) résultaient de prises de risques...Par exemple, une ancienne très bonne copine, appellons là l'Archange (si avec ça t'as pas deviné au moins son prénom, je ne saurai que te conseiller de retourner au catéchisme avec ton petit frère...non, j'en ai pas fait mais j'ai un minimum de culture biblique, vois-tu, rapport à ma grand mère...faut que je t'en parle, de celle-ci, ça t'aidera à comprendre pourquoi je suis comme ça)...Donc, je disais, l'Archange était la petite copine du meilleur ami de mon mec de l'époque...Fatalement, on était amenées à se voir souvent, elle et moi mais on n'osait pas trop s'approcher, on ne savait pas si c'était "bien" qu'on soit amies toutes les deux...Ben rapport que si ça venait à capoter dans un de nos couples, est-ce qu'on serait toujours amies ?...On saoulait nos mecs respectifs à coups de "Dis-donc, Boulet, tu crois qu'elle m'aime bien, l'Archange?" (non à l'époque, j'appelais pas mon mec "Boulet" c'est par la force des choses qu'il a pris ce surnom qui lui va comme un gant...) "Tu crois qu'elle voudrait être ma copine, hein, dis?! Mais réponds moi quand j'te parle, bordel à c*l!!"...Et pis un jour, j'ai pris mon super téléphone portable de l'époque, (que quand j'y pense je pouvais vraiment filtrer les appels avec, j'te promets, ça sonnait pas pour celui qui appelle pendant 3 sonneries pour que j'ai le temps de l'envoyer sur la messagerie, ni vu ni connu, j't'embrouille) et je l'ai appelée...J'ai pris le risque de m'entendre répondre NON ou toute autre chose qui n'aurait pas été dans mon sens...J'ai payé pour voir le flop avec un As/10 dans les mains...
L'histoire nous apprend que ça n'était pas au final mon moment de rush et qu'au final, mes craintes se sont matérialisées (elle a choisi, après que j'ai quitté le Boulet, de le conserver lui dans sa liste d'amis plutôt que moi...) Mais même maintenant que nous ne nous sommes pas vues ni parlées depuis des années maintenant, je ne regrette pas d'avoir tenté le coup...J'ai vécu de très jolis moments avec elle, comme des moments de peine...Nous avons partagé énormément de choses et cela m'a aussi appris qu'on ne peut pas vivre à travers les projections que les autres font de vous...J'en ai bavé pendant un moment et j'avoue que notre complicité me manque par moments mais je n'ai aucun regret...J'ai vécu cette amitié à fond tant qu'elle existait et je ne me dis pas que j'ai perdu mon temps, ou bien que si j'avais connu la fin de l'histoire je n'y aurai pas été...
La vie est une prise de risque permanente...Et on regrette plus souvent de n'avoir pas fait les choses que de les avoir faites, même de travers, même brouillonnes, même si elles vous font mal par la suite...
00:05 Publié dans Réflexions diverses et variées | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
16 janvier 2008
Dans la famille emplois fictifs, je demande le Podologue...
Suite aux suppliques désespérées de Jojo (mais c'est dégeulasse!!!) je me suis décidée à prendre en main ces calosités un peu suspectes que j'ai sous les pieds depuis des années...Je m'inquiétais pas, étant donné que mon généraliste m'avait dit que c'était dû au frottement des chaussures et qu'en hydratant, ça partirait...Bon, je me tartine de crème Neutrogena depuis des lustres et ça n'a fait qu'empirer...Donc, j'ai posé une journée de RTT et j'ai pris rendez-vous chez un podologue près de chez moi...
J'arrive donc à l'heure (fait limite surréaliste) au cabinet, je sonne, on m'ouvre, je monte au 2e étage et là je tombe sur un cabinet dentaire, où une dentiste est en train de féliciter un gamin de 4 ans et demi parce qu'il a été très courageux...Je cherche une affiche, une plaque, quelqu'un qui pourrait me renseigner...Et là bah j'attends...mais un bon 20 minutes avant qu'une assistante je présume, ne me propose de m'asseoir...Oui, je sais que c'est un peu décadent mais je ne m'asseois jamais avant qu'on ne me le propose, c'est comme ça, c'est tout...Bref, j'ai pas posé mes fesses depuis 15 secondes que la podologue vient me chercher...
Et là, comment te dire, arrive une jeune damoiselle qui semble à peine sortie des jupons de sa môman...Alors, tu vas me dire, Fidèle Lectorat, que du haut de mon âge canonique, je ferais bien de pas trop la ramener...Et en substance, je suis assez peu encline à porter ce genre de jugements...Mais là pour le coup, j'ai vraiment eu envie de lui demander sa pièce d'identité, à la gamine...Bref, je me fais toutes ces réflexions par devers moi et je finis par suivre la donzelle dans sa salle d'examen...J'ai toujours pas compris pourquoi d'ailleurs elle officiait à coté d'une dentiste pour enfants mais come je le dis souvent, c'est pas le point...
Je me déchausse, lui montre mes petits petons adorés...Oui, je suis très fière de mes pieds en dehors de ces immondices en dessous...On m'a dit que j'avais la courbure de pieds idéale pour être danseuse au Lido, c'est pas tout le monde qui l'a...J'étais donc limite de lui dire de ne pas baver sur mes extrémités, un jour peut-être elle pourrait à force de soins et d'attentions arriver à avoir d'aussi jolis pieds...N'est-ce pas pour ça qu'elle a décidé de faire de la médecine podologique?...Et là, cette garce me dit limite que j'ai des horreurs au bout des jambes et qu'en plus, j'en prends pas soin...Forcément on allait pas être copines...
Mais je n'étais pas au bout de mes surprises...Je fais abstraction de ses dires que je qualifierais de lèse-pédesté et je lui demande de regarder ces bizzareries qui défigurent mes petites merveilles...Elle regarde et le couperet tombe d'un coup sec : "Ah ben ce sont des verrues, ça..." Seigneur, des verrues, mais c'est dégeulasse!!!Mais bon, je suis chez une podologue, elle va m'arranger ça en 2 minutes et patapof, j'en reparlerais plus, ça restera un mauvais souvenir...Et c'est là que la pouffiasse demoiselle me dit texto "Ah ben faut aller voir le dermato, moi je peux rien faire pour les verrues...Mais vous inquiétez pas, Madame, vos pieds sont tellement jolis en sortant d'ici que vous aurez envie de les bichonner..."
Et là voilà partie pour me faire une simple pédicure, s'extasiant sur mon nom de famille, me racontant la vie de sa cousine qui a pour prénom mon nom de famille, et blablabla...Mais elle n'a strictement rien fait pour améliorer mon vrai problème...Et elle m'a fait payer 34€ pour une pédicure, qui sera même pas remboursée vu que la dame n'est pas réellement médecin!!! Nan mais sans déconner, vous imaginez ça : payer le prix d'une pédicure sans avoir le massage ni la pose de vernis!!!
Si ça, c'est pas de l'emploi fictif...Et vous, est-ce que vous avez déjà vécu des déceptions comme celle-là?
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