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07 février 2008

Le Mur de Wavrin...

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Tu vois, mon Amour, même les plus grands murs peuvent être détruits...

C'est si simple...

Peu importe que je t’aime, et que tu m’offres de la peine en retour de mon amour.

Peu importent mes insatiables soifs de toi, auxquelles tu ne réponds pas.
Ta cruelle indolence, il est vrai que je ne la mérite pas,
Mais puisque tu as décidé que j'y ai droit...

Toutes ces excuses et ces phrases pour me dire simplement "je ne t’aime pas"

Puisque c'est ainsi...

Puisque tu ne m’aimes plus
Je remballe tous mes rêves
Moi qui y ait tellement cru
Ce soir j’en crève…
Puisque tu ne m’aimes plus
Je réapprends les règles du jeu
Et c’est complètement perdue
Que je recherche ce que c’est qu’être heureux

Puisque tu ne m’aimes plus
Je porte seule ce fardeau
Puisque la vie continue
Je repars de zéro
Puisque je t’aime toujours
Au revoir mon amour
Trouve le bonheur si tu peux
Puisque c’est sans moi que tu le veux…

Ce n'est pas ma faute...

"On s'ennuie de tout, mon ange, c'est une loi de la nature ; ce n'est pas ma faute.
Si donc je m'ennuie aujourd'hui d'une aventure qui m'a occupée entièrement depuis trois mortelles années, ce n'est pas ma faute.
Si, par exemple, j'ai eu juste autant d'amour que toi de vertu, et c'est sûrement beaucoup dire, il n'est pas étonnant que l'un ait finit en même temps que l'autre. Ce n'est pas ma faute.
Il suit de là, que depuis quelques temps je t'ai trompée : mais aussi, ton impitoyable tendresse m'y forçait en quelque sorte ! Ce n'est pas ma faute.
Aujourd'hui, une femme que j'aime éperdument exige que je te sacrifie. Ce n'est pas ma faute.
Je sens bien que te voilà une belle occasion de crier au parjure : mais si la nature n'a accordé aux hommes que la constance, tandis qu' elle donnait aux femmes l'obstination, ce n'est pas ma faute.
Crois-moi, choisis un autre amant, comme j'ai fait une autre maîtresse. Ce conseil est bon, très bon ; si tu le trouves mauvais, ce n'est pas ma faute.
Adieu, mon ange, je t'ai prise avec plaisir, je te quitte sans regret : je te reviendrais peut-être. Ainsi va le monde.      Ce n'est pas ma faute."

Les Liaisons dangereuses, Ch. de Laclos

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